Villemur dans la Grande Guerre

Commentaires fermés sur Villemur dans la Grande Guerre Villemur, ville d'histoire

la grande guerre villemur

 

depart regiment infanterie

Départ du 214e régiment d’infanterie pour le front

Le 29 juillet 1914, le 14e régiment d’infanterie fait étape à Villemur. En manœuvres au camp de Caylus, il rejoint à marche forcée son casernement de Toulouse Saint-Agne. Mauvais présage ! Le 2 août la guerre est déclarée. En quelques semaines, la ville se vide de ses hommes qui partent vers le front.

Dès la fin août les premières batailles de Lorraine et de Belgique font leurs premières victimes villemuriennes. Jean Balat et Joseph Mazas sont les premiers à tomber près de Morhange le 20 août. Les premiers d’une longue liste. Deux jours plus tard à Bertrix, cinq nouvelles victimes. On est sans nouvelles de bien de soldats, on apprendra plus tard qu’ils sont prisonniers, très loin, en Allemagne.

A la tête de sa municipalité Charles Ourgaut réagit en organisant l’aide aux familles de mobilisés dans le besoin, à celles qui viennent de perdre un être cher, aux soldats prisonniers. On veille aussi au ravitaillement, au prix du pain, à l’approvisionnement en charbon de l’usine Brusson où les femmes sont fortement mises à contribution. La ville décide de recevoir blessés et convalescents à l’hospice aménagé en hôpital bénévole pour soulager les hôpitaux toulousains.

hopital villemur

l’hôpital 44 bis de Villemur en 1915

Comme dans toutes les communes, les villemuriens vont vivre dans l’angoisse et le deuil pendant quatre longues années où la liste des morts va s’allonger après la Marne, Verdun, la Somme, le Chemin des Dames, avant la délivrance de l’armistice.

Le 11 novembre 1919, on plante un tilleul sur la place désormais baptisée square des Pupilles de la Nation, un an plus tard c’est l’émouvante cérémonie des obsèques de Gaston Ourgaut le fils du maire, et Paul Marchet, tombés en 1914. Enfin, suprême hommage, toute la population se retrouve le 26 novembre 1922 pour l’inauguration du monument aux morts, surmonté du « poilu » œuvre du sculpteur local Gabriel Sentis. Plus de 650 villemuriens ont été mobilisés en tant qu’auxiliaires ou combattants pendant la durée du conflit, et 124 noms sont à jamais gravés dans le marbre du monument, dont 88 morts sur les champs de bataille.

monument aux morts

Le Monument aux Morts de Villemur-sur-Tarn

 

 

 

Au sortir de la guerre, la ville est exsangue, grands blessés et invalides se comptent par dizaines. Le recensement de la population de 1921 affiche 2 891 habitants : c’est le chiffre le plus bas depuis le premier recensement de 1793 ! Ce n’est qu’en 1922 que la balance entre naissance et décès redevient excédentaire, alors que le 15 novembre 1918, la municipalité a décidé que la ville s’appellerait désormais Villemur-sur-Tarn.

Comments are closed.

error: contenu protégé !