Au fil des histoires… n°1

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1.Le ramassage des ordures ménagères

Jusqu’au début du 20e siècle, seules les grandes villes se préoccupaient de débarrasser les voies publiques de leurs ordures ménagères. En milieu rural, le nôtre, les déchets étaient principalement d’origine organique. Les animaux domestiques (chiens et chats), les animaux de basse cour et en particulier le porc familial, se chargeaient de les éliminer. Dans ces déchets, le bois et les vieux papiers alimentaient les foyers des cheminées. Tout le reste, c’est-à-dire les métaux, les chiffons, les plumes et les peaux de lapin faisaient le bonheur du chiffonnier ou « pelharot » qui les revendait aux industries locales.
Avec le temps, le niveau de vie de la population s’améliore, avec une alimentation plus abondante et plus variée, ce qui a pour conséquence l’augmentation du volume des déchets domestiques. Dès le début du 20e siècle, l’utilisation d’emballages comme le verre, les boîtes de conserves, oblige la municipalité à mettre en place un système de ramassage régulier.
Jusque vers 1930, les ménagères avaient l’habitude de déposer au seuil de leur maison les balayures journalières ainsi que les déchets ménagers. Elles constituaient ainsi un petit tas appelé « pilot ». En fin d’été, à la saison des pêches, les gamins fouillaient dans ces « pilots » pour y récupérer les noyaux. Entre eux la concurrence était rude car Arnaud BRUSSON dit Jean Flane, le pépiniériste des allées Notre-Dame, leur payait 5 sous soit
20 centimes les cent noyaux pour en faire des semis. Les enfants étaient heureux de se constituer un petit pécule qui leur permettait quelques folies au moment de la fête du village. Ces noyaux récupérés provenaient de pêchers d’une variété rustique : le pêcher de vigne qui produisait de nombreux petits fruits à la chair savoureuse, l’arbre ne nécessitant qu’un entretien sommaire…
Ces « pilots » malodorants et inesthétiques étaient enlevés une fois par semaine La multiplication des déchets imputrescibles, en particulier les boîtes de conserves, provoqua l’arrêt de ce système de ramassage et la municipalité dut organiser elle-même la collecte de ces déchets. Pour ce faire elle acquit un mulet et un tombereau, recruta un conducteur, beaucoup d’entre nous se souviennent de Mr GRÈZES, et mit en place une tournée quotidienne dans la ville.
Ces ramassages trouvaient leur destination en des endroits appelés « décharges publiques » Ces sites ont souvent changé de lieu pour des questions de nuisances et de salubrité publique.

2. Qu’appelait-on « La Volière » dans les années 20 ?

Par un étrange hasard, la petite équipe préposée au nettoyage de la ville et à la bonne marche des services municipaux était composée de cantonniers dotés chacun d’un nom d’oiseau.
Un seul avait un nom de volatile pour patronyme véritable : Merle. Les autres, comme tout Villemurien, avaient un sobriquet, leur chef était surnommé Lou Poul ( le coq ) son collègue Lou Guit ( le canard ) qui assurait la fonction de concierge à la Mairie, un autre Lou Pijoun ( le pigeon).
Le garde champêtre était chargé de transmettre à ces braves ouvriers les instructions du Maire et de veiller à leur bonne exécution. Ce garde était surnommé « l’asta l’ tchoul » ce qui voulait dire : la broche au…..derrière.
Un certain Lou Fajou, avec un humour un peu féroce*, affirmait haut et fort que si ces oiseaux ne faisaient pas convenablement leur travail eh bien on leur mettrait…« l’asta l’tchoul ».
Ce qui se passe de commentaire.
*Lou Fajou habitait dans la rue des Malfaisants aujourd’hui rue des Remparts Notre-Dame et dans cette même rue vivait un personnage redouté pour son humeur querelleuse et son caractère irascible. On le surnommait « La Hyène »

 (à suivre…)

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