Pilar Jimenez fait revivre les Bons Hommes

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Pilar Jimenez fait revivre les Bons Hommes

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Pilar Jimenez, au centre, entourée de Cristina Farto et d’Armelle Benjahouadou membres actif de la Communitat Valenciana.

La Communitat Valenciana a présenté une conférence à la médiathèque de Fronton avec comme invitée Pilar Jimenez Sanchez pour évoquer «L’exil ibérique des Cathares ou des Bons Hommes occitans au début du XIVe siècle». Un beau succès d’affluence et d’intérêt. Il est vrai que le nord du département a été sensible à cette foi chrétienne à l’époque et notamment Villemur-sur-Tarn où une centaine de Bons Hommes ont été recensés.
Entretien avec Pilar Jiménez :

Qu’est-ce qui a motivé votre intérêt pour le catharisme ?

Depuis le début de mes études d’Histoire en Espagne, j’ai été intéressée par les hérésies médiévales, par la critique portée contre l’Eglise catholique. Je me suis intéressée plus précisément au catharisme quand j’ai décidé de venir en France, à Toulouse, pour réaliser ma thèse. Feu le Centre d’Etudes Cathares de Carcassonne disposait de documentation extraordinaire.

Doit-on dire cathare ou Albigeois car si l’on croit certains chercheurs cette seconde appellation serait plus juste ?

Les deux noms ont été donnés par les catholiques. Cathare apparaît pour la 1re fois dans les régions de l’actuelle Allemagne et c’est l’abbé de Schönau Eckbert qui le donne aux adeptes qu’il combat dialectiquement. Le nom Albigeois est donné par les cisterciens aux hérétiques de la région d’Albi, Carcassonne et Toulouse. Dans le sud de la France, les noms Albigeois et surtout «bons hommes» sont plus justes historiquement.

En dehors de la défaite aragonaise dans la bataille de Muret (1213), on parle peu des Bons Hommes en Espagne, pour quelles raisons ?

En Espagne, surtout en Catalogne, depuis les années 1960, Jordi Ventura Subirats a fait découvrir les Cathares et leur présence dans ces régions de l’ancien royaume d’Aragon. Ses travaux eurent un fort succès.

Dans votre livre «Les catharismes», vous consacrez un chapitre à cette dissidence dans les royaumes hispaniques. Est-ce pour combler cette lacune ?

Dans ma thèse, j’ai étudié les espaces où la dissidence cathare s’est implantée, j’ai donc consacré un chapitre à l’étude de la dissidence dans les espaces ibériques car à ma connaissance aucun travail n’avait abordé la question.
« Les Catharismes », publié aux Presses universitaires de Rennes, 2008

Recueilli par Jean-Louis Le Tallec (« La Dépêche du Midi »)
Merci à Marie-Gabrielle pour m’avoir communiqué l’article.

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