Jean-Louis CAILHASSOU

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monument cailhassou

Le colonel Jean-Louis Cailhassou

 

Il est né à Villemur le 2 février 1770, dans une famille bourgeoise, fils de Jean Pierre Alexis négociant et de Charlotte Victoire DUCROS originaire de Montauban.

caldiero

1.Bataille de Caldiero

Jean-Louis embrasse très tôt la carrière militaire. A 22 ans, en 1792, il est capitaine du 15è Bataillon des Volontaires, il fait les campagnes de l’armée du Nord (1792-93) , prisonnier des Autrichiens à la bataille du Quesnoy le 12 septembre 1793, il ne rentrera en France que le 28 octobre 1797. Il poursuit sa carrière dans l’armée du Rhin, reçoit un coup de feu à la cuisse à la bataille de Manheim le 22 août 1799, passe ensuite à l’armée d’Italie. en 1805 où il est atteint d’un coup de lance à la poitrine à la bataille de Caldiero le 30 octobre 1805, puis à l’armée de Naples 1806-09,obtenant le grade de chef de bataillon du 10e régiment d’infanterie de ligne le 27 octobre 1808.

 

 

soldat de Ré

2. Régiment île de Ré

Le 30 avril 1811 un important contingent de conscrits réfractaires débarque à Saint-Martin-de-Ré. Dans le courant du moi de mai, Jean-Louis CAILHASSOU, nouveau major, accoste sur l’île où il inculque à des recrues peu enthousiastes l’art de la manœuvre militaire et l’amour de la Patrie. En décembre 1811 les déserteurs et réfractaires de l’île de Ré sont 12 000. En avril 1812, le major CAILHASSOU quitte l’île de Ré pour Berlin. Son régiment de l’Isle de Ré deviendra le 132è régiment de ligne formé de 4 bataillons et 3 batteries à pied. La couleur des parements et des revers est bleue avec liserés jaunes pou différencier les réfractaires. Ces hommes se distingueront pendant la campagne de Russie. Le 13 décembre 1812 à Wolkovski durant 2 jours le 132è de ligne défendra vaillamment le pont de Wolkovski face à l’assaut de 33 000 russes. Le 22 janvier 1813 le major CAILHASSOU arrivera à Varsovie avec les rescapés du 132è de ligne. Les soldats ont marché pendant 470 km par un froid implacable laissant la moitié de leurs camarades ensevelis sous les glaces.

 

dennewitz

3. Bataille de Dennewitz

Il est nommé colonel du 132è puis commande le 22è de ligne pendant le blocus de Mayence, y soigne une blessure contractée à la bataille de Dennewitz ( Juterbock) le 6 septembre 1813 sous les ordes du Maréchal NEY, et est fait officier de la Légion d’Honneur le 12 octobre 1813. Passe ensuite à la tête du 26è de ligne, puis du 14è régiment d’infanterie légère le 29 mai 1815. Mis en non activité le 15 février 1816, il est retraité par ordonnance du 31 juillet 1822. Désigné chef de la 13e légion de gendarmerie à Toulouse le 12 septembre 1830, il en assurera le commandement jusqu’en 1835. Admis à faire valoir ses droits à le retraite le 11 septembre 1835.

Jean-Louis CAILHASSOU sera maire de Toulouse de 1852 à 1855, il décèdera dans cette ville au n° 2 de la rue d’Astorg le 25 août 1861 âgé de 91 ans.

 

monument cailhassou

4. cénotaphe du colonel Cailhassou, cimetière de Villemur.

rue cailhassou

5. Villemur : rue colonel Cailhassou,anciennement rue Cambon

Jean-Louis CAILHASSOU
Né à VILLEMUR
Volontaire de 1792
Services et campagnes 56 ans
d’Infanterie
Colonel de Gendarmerie
de la garde nationale de Toulouse
Commandeur de la Légion d’Honneur 18/10/1852
Chevalier de l’Ordre royal et militaire de St-Louis 7/3/1815
Chevalier de l’Ordre royal des deux Siciles
décoré par Murat le 2/2/1811
Décoré de la Médaille de Sainte-Hélène
Blessé de deux coups de lance à la poitrine
et de trois coups de feu
Maire de la Ville de TOULOUSE
Membre du Conseil Général de la Haute-Garonne
Et du conseil municipal Toulouse
Président de la société philanthropique de St MARTIN

Sources :
Page réalisée avec l’aide de Yvan GODEFROY et Marie-Hélène LEGRAND «  Ré : une terre chargée d’Histoire »

Crédit photo :  1: www.alamy.com 2 : www.pinterest.fr  3: wikipedia. 4 et 5: Marcel François.

JCF/AVH /2017

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