Frédéric MALPEL

Commentaires fermés sur Frédéric MALPEL Familles et personnes remarquables liées à l'histoire de Villemur et ses environs

Frédéric Malpel

François Fréderic Félicité Malpel est né le 25 décembre au château de La Garrigue à Magnanac, commune de Villemur-sur-Tarn. Il est le fils de Joseph Marie Malpel-Latour, conseiller du Roy, lieutenant en la maîtrise des Eaux et Forêts de Villemur, et de Françoise de Maichens. Son parrain n’est autre que son oncle M° Hilaire François Malpel du Sagel, avocat au Parlement de Toulouse.

Après son baccalauréat ès lettres, il obtient une maîtrise ès arts  à Toulouse en 1784, et s’engage dans des études de théologie qu’il abandonne bien vite.  Il est professeur de philosophie au collège de Périgueux (Novembre 1788) puis au collège de Tarbes (Novembre 1790). Il revient ensuite à Toulouse, toujours comme professeur de philosophie au collège de l’Esquile (1791), il est renommé dans cet emploi par le Conseil Général de la Haute-Garonne en 1792.

Après un passage comme chef de bataillon dans l’armée des Pyrénées, il est en 1795 commissaire du directoire exécutif, (1). puis procureur de la commune. Exclu du pouvoir en tant que noble en 1797, il revient par la grande porte en étant élu maire de Villemur le 26 juin 1800, charge qu’il exerce jusqu’en mai 1802. C’est dans cette période qu’il se marie le 9 avril 1801 avec Anne Marie Antoinette Catherine dite « Sophie » Viguier, fille de Pierre Viguier avocat au Parlement de Toulouse, ancien juge seigneurial de Villemur. La famille Viguier comme bien des familles bourgeoises de Villemur demeure rue Cailhassou. (2) De cette union va naître une fille Marie-Marguerite qui unit sa destinée avec l’avocat Jean Gasc en 1818. (3)

Le château de La Garrigue, début du XXè siècle

Après son mariage, Frédéric Malpel  poursuit en parallèle des études de droit, et obtient la licence en 1806. Grâce à l’appui du jurisconsulte toulousain Lapomarède de Laviguerie, il  devient avocat au barreau de Toulouse entre 1806 et 1808, où ses talents oratoires sont remarqués. Il se présente le 20 avril 1819 au premier concours de recrutement de la faculté de Droit de Toulouse ouvert depuis sa création en 1809 et obtient à 54 ans une chaire de droit civil qu’il occupera pendant 30 ans.

« Malpel appartient à la génération de ces professeurs issus du monde de la pratique et à l’école de l’exégèse, ce qui ne l’empêche pas d’accorder une grande importance à la jurisprudence, tant celle des anciens pays de droit écrit qu’à celle de son temps et à la législation révolutionnaire. Cette méthode le distingue « des purs tenants de l’Ecole de l’exégèse, pour qui tout résidait dans le texte du Code civil et dans l’interprétation expresse ou présumée de la pensée du législateur »(4)

Recteur de l’académie de Toulouse (septembre 1830) il démissionne en décembre préférant le décanat : il est nommé  alors doyen de la faculté, charge qu’il exerce entre 1831 et 1841 mais il continue à enseigner jusqu’à la fin de sa vie.

1824 : Traité élémentaire des successions
Frédéric Malpel chevalier de la Légion d’Honneur en 1831

Frédéric Malpel s’est éteint le 16 février 1849 au château de La Garrigue, ce château qui lui doit beaucoup car c’est lui Frédéric Malpel qui entreprit sa construction sur les terres acquises par son bisaïeul Pierre Malpel en 1676.

Principaux écrits : Il publie en 1824 un Traité élémentaire des successions ab intestat, (Sans testament) qu’il distribue gratuitement aux étudiants de licence. Cet ouvrage ne se contente pas d’un commentaire des articles du Code civil mais il fait une large part à l’histoire et à la jurisprudence. Il écrit aussi de nombreux articles dans des revues spécialisées en droit.

Promu Chevalier de la Légion d’Honneur le 12 mars 1831 (Dossier LHL1711048)

(1) Agent du gouvernement chargé de surveiller et d’assurer l’exécution des Lois dans les Administrations, tant départementales que municipales, et dans les Tribunaux. 

(2) Les Viguier, une famille d’hommes de loi, avocats et notaires dont Jean-François, notaire royal de Villemur (1725-1771) Egalement beaucoup de prêtres dans cette famille au cours du XVIIIe siècle. Pendant la Révolution, les Viguier entretiennent des liens étroits avec des prêtres réfractaires, dont certains font partie de leur famille.

 (3) Jean Gasc et Marie Marguerite Malpel auront deux filles, dont Honorine qui épousera Christian Oldekop dont la famille occupera le château de La Garrigue jusqu’au début des années 1940.

(4) Jacques Poumarède, Dictionnaire historique des juristes français, op. cit., p. 532-533.

JCF / AVH mars 2025

Sources

  • Les doyens de la faculté de droit de Toulouse au XIXe siècle Philippe Nelidorff p.267-293
  • Jean-François Condette, Publications de l’institut national de recherche pédagogique  Année 2006 12-2  p. 271
  • Tolosana / la bibliothèque patrimoniale des universités toulousaines.
  • Jacques Poumarède, Dictionnaire historique des juristes français, op. cit., p. 532-533.
  • Christian Teysseyre Nouvelle histoire de Villemur Tome 2

Comments are closed.

error: contenu protégé !